Jour 1 – Premiers regards sur Tbilissi

Dès mon arrivée à l’aéroport de Tbilissi, je suis accueilli par mon guide francophone et mon chauffeur. Les premières minutes donnent immédiatement le ton : un accueil chaleureux, professionnel, presque déjà familier. Sur le chemin vers la ville, les premières explications commencent, comme une introduction vivante à cette destination encore méconnue.

Très vite, Tbilissi se dévoile.

À mon arrivée à l’hôtel, le coup de cœur est immédiat. Niché au cœur de la ville, il offre une terrasse panoramique avec une vue ouverte sur les toits, les collines et les silhouettes des églises qui ponctuent le paysage. Un premier instant suspendu… où l’on prend déjà conscience du caractère unique de cette capitale.

En fin d’après-midi, je pars découvrir la ville à pied, librement, presque instinctivement.

Tbilissi se laisse apprivoiser sans effort. Je me perds volontairement dans ses ruelles, attiré par les façades colorées, les balcons en bois finement sculptés, et cette atmosphère si particulière, à la fois paisible et vibrante.

Au détour d’une rue, je tombe sur un marché aux fleurs. Les couleurs, les parfums, l’animation… tout semble intensifié. Les odeurs se mêlent, les passants échangent, la vie s’exprime simplement, naturellement.

Je marche sans vraiment chercher à aller quelque part. Et c’est peut-être là que réside la magie.

Tbilissi ne se découvre pas seulement avec un itinéraire.
Elle se ressent, au fil des pas.

Une première journée douce, immersive, presque intime… qui donne immédiatement envie d’explorer davantage.

Jour 2 – Tbilissi, une ville qui se révèle au rythme de ses habitants

Ce matin-là, je pars à la découverte de Tbilissi à pied, accompagné de ma guide.

Très vite, je comprends que le rythme ici est différent. Rien à voir avec la Suisse et ses horaires parfaitement réglés. La ville s’éveille doucement. Vers 10h, les premiers commerces ouvrent, les terrasses se remplissent, et la vie s’installe progressivement.

Il y a quelque chose de plus libre, de plus spontané. Une sensation agréable de lâcher-prise.

Nous débutons par l’église de Metekhi, perchée au-dessus de la rivière. La vue est immédiatement saisissante. La vieille ville s’étend sous nos yeux, révélant ses toits, ses ruelles et ses contrastes architecturaux.

En poursuivant notre balade, nous descendons vers le quartier des bains sulfureux, véritable cœur historique de la ville.

L’atmosphère y est totalement différente.

Les dômes de briques émergent du sol, laissant deviner les célèbres bains chauds qui ont donné leur nom à Tbilissi — « tbili » signifiant « chaud ». Les façades rappellent presque celles d’Asie centrale, avec des influences orientales qui évoquent instantanément des destinations comme l’Ouzbékistan.

On ressent ici toute l’histoire de la ville, car ces bains étaient autrefois des lieux de rencontre essentiels, où se mêlaient voyageurs, marchands et habitants.

Un lieu chargé d’âme.

Nous poursuivons ensuite vers le téléphérique pour rejoindre les hauteurs de la ville.

Là-haut, la statue de la Mère de la Géorgie domine Tbilissi. Symbole fort du pays, elle incarne à la fois l’accueil — avec la coupe de vin — et la défense — avec l’épée.

Mais au-delà du symbole, c’est surtout la vue qui marque.

Tbilissi se dévoile entièrement, entre collines, fleuve et enchevêtrement d’architectures. Un panorama impressionnant, que ma guide me conseille d’ailleurs de redécouvrir au coucher du soleil.

Nous redescendons ensuite vers la vieille ville en empruntant un autre chemin, la citadelle étant en rénovation. Au sol, de petites plaques rondes ornées d’un écusson guident discrètement les visiteurs vers le centre.

Un détail simple… mais qui participe à cette manière douce de découvrir la ville.

Au fil de la balade, nous découvrons la célèbre tour de l’horloge du théâtre de marionnettes. Une construction étonnante, presque irréelle. Nous attendons quelques minutes… et soudain, une douce animation se déclenche.

Une musique délicate, une scène miniature qui s’anime.

Un instant suspendu, presque hors du temps.

Une plongée dans l’histoire géorgienne

Dans l’après-midi, je visite le musée national, un moment clé pour mieux comprendre l’histoire du pays.

Les collections sont remarquables, notamment le trésor géorgien. Objets précieux, pièces d’orfèvrerie, artefacts anciens… tout témoigne d’un savoir-faire exceptionnel et d’une richesse culturelle insoupçonnée.

On prend alors conscience que la Géorgie est bien plus qu’une destination.

C’est une terre d’histoire, profondément ancrée dans le temps.

Au fil de la journée, un autre élément me frappe : l’architecture.

Ici, les époques se superposent.

Des bâtiments hérités de l’ère soviétique, massifs et bruts, côtoient des constructions modernes audacieuses. Et entre les deux, la vieille ville conserve son charme avec ses maisons traditionnelles aux balcons en bois.

Ce contraste peut surprendre.

Mais il raconte une histoire. Celle d’un pays situé entre plusieurs mondes, entre héritage et renouveau.

En fin de journée, je repars seul, sans objectif précis.

Je me perds à nouveau dans la ville, cette fois plongée dans une atmosphère nocturne. Les lumières s’allument, les rues s’animent différemment.

Au détour d’une place, j’entends de la musique.

Des jeunes dansent. Des chants géorgiens résonnent, puissants et vibrants. Les gestes sont précis, ancrés dans la tradition, mais portés par une énergie moderne.

Je m’arrête. J’observe.

Ce n’est pas un spectacle.
C’est la vie.

Jour 3 – Kakheti, entre traditions, rencontres et émotions vraies

Ce matin marque un tournant dans le voyage.

Nous quittons Tbilissi pour nous enfoncer dans une autre Géorgie, plus rurale, plus authentique. Une Géorgie que l’on ne découvre pas dans les grandes villes… mais dans les rencontres.

Après un court trajet, nous arrivons à Signagui.

Perchée sur une colline, cette petite ville entourée de remparts impressionnants offre une vue dégagée sur la vallée d’Alazani. Les paysages sont doux, presque apaisants. Les maisons aux toits rouges, les ruelles pavées… tout ici semble figé dans le temps.

Selon les Géorgiens, Signagui est la “ville des amoureux”.

Et en s’y promenant, on comprend pourquoi.
Il y règne une atmosphère particulière, presque romantique, loin de l’agitation.

Nous prenons le temps de la découvrir, de flâner, d’observer.

Puis, nous reprenons la route.

Une immersion inoubliable chez l’habitant

Le moment suivant restera sans doute l’un des plus marquants du voyage.

Nous sommes accueillis dans une famille géorgienne pour une première véritable immersion.

Très vite, nous passons à la pratique : la préparation du churchkhela, une spécialité traditionnelle du pays. Il s’agit d’une gourmandise à base de noix enfilées sur une corde, trempées à plusieurs reprises dans un jus de raisin épaissi.

Un geste simple en apparence… mais chargé de tradition.

Nous participons, nous échangeons, nous apprenons.

Puis vient le moment du repas.

Une table généreuse, des plats faits maison, du vin local… et surtout une ambiance qui évolue au fil des minutes. Car oui, les Géorgiens peuvent sembler réservés au premier abord. Peu souriants, presque distants.

Mais ce n’est qu’une façade.

Car une fois la glace brisée… tout change.

Les rires s’installent, les discussions s’animent, les regards deviennent chaleureux. On partage bien plus qu’un repas.

On partage un moment de vie.

Notre hôte va même jusqu’à sortir son violon.
Et là, le temps semble s’arrêter.

Une mélodie douce, profonde, presque intemporelle.

Un moment rare.

Et peut-être… aurez-vous la chance de goûter à la chacha. Une eau-de-vie locale, puissante, presque mythique. Mais je préfère vous laisser la découvrir par vous-même…

Gremi, entre histoire et spiritualité

Il est difficile de quitter cet endroit.

Mais la route continue.

Nous nous rendons ensuite au complexe monastique de Gremi. Imposant, chargé d’histoire, il domine les paysages environnants avec élégance.

À l’intérieur de l’église, l’atmosphère change.

Le silence s’installe. Puis les chants.

Les prêtres entonnent des prières, leurs voix résonnent sous les voûtes anciennes. Une mélodie profonde, enveloppante, presque hypnotique.

Les fresques, marquées par le temps, racontent encore des fragments d’histoire. Certaines s’effacent, lentement, mais leur présence reste forte.

Un moment à la fois spirituel et émouvant.

Le vin géorgien, une histoire millénaire

Avant d’arriver à Telavi, nous faisons une halte chez un vigneron local.

Et ici, on comprend que le vin en Géorgie est bien plus qu’une boisson.

C’est une culture.

Le vigneron nous explique sa méthode de production traditionnelle, utilisant des qvevri — de grandes jarres en terre cuite enterrées dans le sol. Une technique ancestrale, transmise depuis des générations et reconnue par l’UNESCO.

Nous découvrons les vignes, les gestes, les traditions.

Chaque détail a du sens.

Et surtout, chaque vin raconte une histoire.

On ne déguste pas simplement un vin.
On découvre un patrimoine vivant.

Telavi et la magie du Caucase

En fin de journée, nous arrivons à Telavi.

Et là… le spectacle commence.

Les nuages se dissipent lentement, laissant apparaître au loin la chaîne du Caucase. Les sommets enneigés se dessinent à l’horizon, majestueux, presque irréels.

Un moment suspendu.

Je séjourne dans un hôtel offrant une vue directe sur ces montagnes. Depuis le balcon, je prends le temps d’observer, de respirer, de simplement profiter.

Le silence. La lumière. L’immensité.

Cette journée a été intense.

Riche en émotions, en rencontres, en découvertes.

Une journée où l’on comprend que la Géorgie ne se résume pas à ses paysages…
mais à ce qu’elle fait ressentir.

Marc-Antoine Python

Leisure Team Leader

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